jeudi 9 février 2017

Le Temps.

Le concept du temps.


Le désolé je suis occupé, le désolé je n'ai pas eu le temps. Non. Je pars du principe que si les gens veulent vraiment faire quelque chose ils trouvent le temps. Que ce soit parler à quelqu'un, le voir ou même travailler sur un projet. 

Combien de fois disons-nous aux autres qu'on est vraiment busy, oui busy, occupé d'un ringard toi aussi. On est à l'époque du Franglais ok? Bref je disais donc on est jamais trop occupé pour faire réellement ce dont on a envie de faire. Bien sûr on a des vies plus ou moins surchargées mais n'est-il pas étonnant qu'on trouve toujours du temps pour Facebook pour twitter, pour tinder, pour Instagram, pour snapchat et j'en passe des meilleurs mais qu'on refuse de prendre un appel provenant d'un ami, d'un parent parce que non on est très occupé?

Comprenez moi bien tel peut être un choix, je le fais quasi tous les week-ends. Mais si c'est un choix disons simplement qu'on ne veut pas. Disons j'ai du temps mais pas pour toi, pas pour ça. C'est plus honnête et au fond plus simple. On peut choisir est ça c'est la beauté de cette vie.

Le temps est quelque chose de précieux et au fond chacun a le droit de disposer du sien comme bon lui semble. Enfin en dehors des contraintes de cette vie que sont les études, le boulot, les enfants, les courses, les factures etc qui bien sûr interviennent dans la façon dont on gère notre dit temps. Partant du principe que ces obligations nous prennent plus ou mois la moitié de notre temps, ne devrions-nous pas logiquement pouvoir quand même pas un peu pouvoir sortir le nez de notre nombril et s'occuper du monde qui nous entoure?

La vie nous échappe à force de ne pas vivre mais survivre. On s'enfonce dans un quotidien qui est routinier, on se dit que c'est ça la vie mais si au fond il y avait autre chose? Si au fond il y avait d'autres aventures, si au fond on pouvait suivre nos règles et non celles qui nous sont imposées? Si au fond se lever tôt n'était pas spécialement notre modèle? 

Pourquoi ne pas prendre le temps d'apprécier la musique, de danser, de bien manger, de voir les sourires sur le visage des gens? Pourquoi ne pas prendre le temps d'écouter cet ami qui a peut-être besoin de nous mais qu'on a pas écouté trop occupé à scruter les défauts des inconnus sur Instagram?

Le temps nous est compté dit-on. Mais la plupart de nous l'utilise mal ou d'une façon qui au fond ne nous est pas bénéfique.  Je n'ai pas le temps de parler à mes parents tous les jours mais par contre alors qu'est ce que j'en ai du temps pour critiquer chaque petite chose que je vois sur les réseaux sociaux. 

Au final on a plus de moyens de communiquer mais au fond on est de plus en plus seul. À quand le temps pour les passions? À quand le temps pour les vraies échanges, À quand le temp pour les rires, À quand le temps pour les découvertes? À quand le temps pour juste apprécier l'instant?


Au fond, notre temps nous appartient-il?


Confusément,
Clo

mardi 3 janvier 2017

Le Silence n'est pas toujours d'or.




Le silence, ce drame humain.

De nos jours, on dit que l'ignorance est le fondement du bonheur. Le fait de ne pas être conscient du malheur qui nous entoure ferait notre bonheur. Ce qui dans un sens se trouve être vrai, pour on est conscient du monde qui nous entoure plus ça fait émerger des émotions en nous.  Alors la plupart d'entre nous faisons semblant d'ignorer même ce qui est devant notre nez.

Que ce soit notre enfant qui se noie dans les problèmes, que ce soit notre compagnon (compagne) qui noie son chagrin dans l'alcool ou la drogue, que ce soient nos amis qui se battent contre une dépression, que ce soit un massacre quelconque dans un pays plus ou moins lointain, on choisit le silence. On sait que notre voisin frappe sa femme ou abuse ses enfants mais on ferme les yeux. La prétention d'ignorer la misère qui nous entoure. On poste un statut ou une citation puis on passe à autre chose. Au pire on méprise ou choisit de faire comme si ces problèmes ou ces personnes n'existaient pas.

Au fond ce qu'on veut c'est vivre notre vie. N'est-ce pas merveilleux de toujours dire "je veux juste vivre ma vie". Ignorer tout et tout le monde, faire nos propres règles. N'est-ce pas merveilleux de dire "s'aimer soi-même , comme on dit chez nos amis américains "selflove"". Ce qui en soit est un concept merveilleux. On ne peut aider les autres si on peut s'aider soi-même. Mais plus j'y réfléchis plus je me dis que ce concept est plus ou moins erroné. Parce que les besoins de l'autre ne sont pas spécialement les mêmes que les nôtres, peut-être pourrions-nous lui apporter quand même un peu de réconfort malgré nos propres malheurs? Un mot d'encouragement, un peu d'écoute, etc. Si tu donnes un sandwich à une personne qui crève de faim, c'est un petit geste mais qui lui permet de vivre un jour de plus. On a pas besoin de grand gestes. On a juste besoin de petits gestes mais au quotidien. 

Quand je dis ça, ne pensez pas que je juge. Non. Dans la mesure où je m'envoie 400g de viande seule et sans honte. Mais tout de même l'ignorance et le silence ne devraient pas primer sur les besoins humains. Les besoins de nos amis et de nos proches semblent ne pas nous convenir, les chemins qu'ils choisissent semblent ne pas nous arranger alors on les ignore plus ou moins. Une tape sur l'épaule de temps en temps et on se dit qu'on a fait ce qu'il fallait.

On file 2€ à un sans-abri et on se dit que voilà on a fait notre bonne action du mois voir de l'année. On partage une vidéo d'Alep, du RDC, du Burundi et on se dit qu'on est engagé oh la la de vrais combattants. On se félicite d'être des personnes courageux avec des convictions alors qu'au fond on a juste appuyé sur un bouton de notre smartphone. Parlons-en de ces smartphones fabriqués par des enfants plus jeunes que les nôtres, ou plus jeunes que nos petits frères et soeurs. On ne peut décemment plus s'en passer mais le minimum serait d'être conscients du problème.

Je ne sais pas pourquoi j'écris tout ça mais par moment je me sens révoltée. Révoltée parce qu'on choisit d'ignorer la solitude et la souffrance d'autrui alors qu'un jour ça pourrait être nous. Révoltée parce qu'on fait semblant d'ignorer ce qu'on sait au fond de nous. Révoltée parce qu'on se fie aux apparences sans jamais aller en profondeur. Révoltée parce que les choses pourraient être un peu mieux si on le voulait tous. Mais sachant que le monde est ce qu'il est, on peut au moins changer ce qu'on peut. Ne serait-ce qu'un petit peu, nonobstant les obstacles et notre routine. Essayons d'ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure et les malheurs qui s'y déroulent tous les jours. Soyons attentifs aux expressions et émotions d'autrui.



Joyeux 2017!
Clo